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FONDATION

FONDATION CANADIENNE

LUCILLE TEASDALE ET PIERO CORTI

 

I had an hospital in Africa

Par Jean-Francois Chicoine

Lemonde est ailleurs, Qc, Canada

10 février 2009


 

Photo LMEA: Lucille, Jean-Francois & Piero, Montréal, 1992

 

 

Afrique, frique, frique, écho d’arbres secs et de buffles écumants, que ne résonnes tu pas dans une autre tête que la mienne, terre avide, terre confuse, où se sont construits des millénaires pour l’homme?

 

J’avais 18 ans, je m’apprêtais à « faire médecine », comme disait Lucille, et j’éprouvais le besoin d’écrire « des mots qui sonnent » tant mes premières expériences africaines en salle d’opération à assister Lucille Teasdale m’enseignaient un tas de choses douloureuses sur les grandeurs et les limites de l’activité humaine au service de la survie.

 

L’hôpital Ste Mary’s de Lachor

Lucille, alors inconnue de la majorité des Québécois, deviendrait, à la suite de son amitié pour mes parents, mon amie à moi aussi. Des années plus tard, avec elle, maintenant bien malade, avec aussi son mari Piero Corti, ses sœurs Lise et Monique Teasdale, et aux cotés du Dr Gloria Jéliu, on mettrait sur pied l’antenne canadienne de la Fondation destinée à assurer la pérennité de l’œuvre, l’hôpital Ste Mary’s de Lachor, Gulu, Ouganda.

 

Avec le temps, Lucille aurait droit à son timbre, son parc, son centre d’accueil, son école et sa petite place au temple de la renommée. Elle n’en demandait pas tant : elle voulait juste un peu d’argent pour son hôpital africain.

 

Ste, Mary's hospital, Gulu, Ouganda 17 mars 1996

 « Cher Jean-François…Début février, les rebelles sont revenus du Soudan et ne font que perpétrer des choses horribles, pires que tous les terroristes du monde. Ils massacrent les civils gratuitement (leurs co-tribu Men), brûlent les cabanes, souvent avec hommes et femmes à l’intérieur, volent le bétail et la nourriture, violent et kidnappent les jeunes de 10 à 15 ans pour les vendre en esclavage aux Arabes du Soudan ou en faire des guérilleros peu et mal protégés. Devant eux, nos militaires s’enfuient, terrorisés, et sans offrir la moindre résistance, ce qui explique qu’une armée de 10,000 soldats dans le nord de l’Uganda ne réussit pas à éliminer quelques milliers de rebelles. C’est vraiment monstrueux.

 

Mais le plus horrible, c’est que les rebelles ont semé des personnal land mines sur les sentiers… et que presque chaque jour on doit recevoir quelques victimes avec des lésions atroces qu’il faut presque toujours amputer. La semaine dernière, un enfant de 9 ans a perdu les jambes et un bras.

 

Pratiquement tous les médecins ont décidé de partir. Reste quatre internes et 4 médecins ougandais dont deux seulement font médecine. Piero et moi avons continué d’agir. (…)

 

La pérennité

C’est Dominique Corti, la fille unique de Piero et Lucille qui assure dorénavant, déterminée, et avec une nouvelle modernité, la pérennité de ce centre de soins, d’enseignement, notamment une école d’infirmière, et de prévention de haut niveau. Un incontournable Africain. Vous pouvez me croire.

 

SOURCES

 

Lucille Teasdale, chirurgienne pédiatrique canadienne, 1929-1996

 

LMEA/Correspondance personnelle de Jean-François Chicoine

 

Hôpital Ste Mary’s de Lachor, Gulu, Ouganda

Site WEB: www.lacorhospital.org/

 

POUR COMMUNIQUER AVEC LA FONDATION CANDIENNE LUCILLE TEASDALE ET PIERO CORTI


Fondation canadienne Lucille Teasdale et Piero Corti

8880, Boul. Lacordaire, St. Léonard – Québec - H1R 2B3 (CA)
Courriel : info@drlucille.org

 

 

 

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