Les curriculums

STÉPHANIE COTÈ


Nutritionniste, auteure et conférencière

Montréal, Québec, Canada




Dynamique, enthousiaste et passionnée de la santé, Stéphanie Côté détient un baccalauréat en nutrition ainsi qu'une maîtrise en nutrition sportive. Elle partage ses connaissances et sa passion pour l’alimentation par le biais de conférences et de collaborations avec plusieurs médias.


On connaît notamment Stéphanie Côté pour les articles qu’elle signe depuis plusieurs années dans le magazine Protégez-Vous, et on la reconnaît pour son esprit critique, sa rigueur et ses qualités de vulgarisatrice. Elle occupe actuellement le poste de coordonnatrice d’Extenso, le centre de référence en nutrition humaine de l’Université de Montréal. Elle a également écrit le livre «Un enfant sain dans un corps sain», publié aux Éditions de l'Homme en 2008.

 


CONFÉRENCES AUX PARENTS


L’alimentation des enfants

Durée : 2 heures/période de questions


La santé, tant physique que psychologique, a un lien avec la nutrition. Ce qu’on offre à manger à notre progéniture est aussi important que la façon de l’offrir. Quels sont les besoins particuliers des enfants, et comment les combler? Que faut-il faire ou ne pas faire, dire et ne pas dire pour élever des mangeurs « équilibrés » et bien dans leur peau? La conférence propose de faire le tour des facteurs qui influencent les besoins, les habitudes et les comportements alimentaires des petits, de même que leur poids et leur relation avec la nourriture.


Pour des renseignements sur les disponibilités de Mme Coté et l’organisation éventuelle de cette conférence pour un groupe de parents, communiquer avec nos bureaux administratifs

 

CONFÉRENCES PUBLIQUES

 

Maigrir (ou maintenir son poids) sans régime

Durée : 2 heures/période de questions

 

Exit les régimes amaigrissants! Rien ne sert de se priver; il faut plutôt choisir les bons aliments qui permettent de manger à sa faim sans engraisser. Il faut aussi manger pour les bonnes raisons et ne pas se laisser influencer par les facteurs de notre environnement et de notre inconscient qui nous poussent à manger au-delà de nos besoins. C’est ainsi qu’on redevient le maître de son assiette… et en partie de sa silhouette.


Pour des renseignements sur les disponibilités de Mme Coté et l’organisation éventuelle de cette conférence publique ou pour un groupe plus ou moins ciblé, communiquer avec nos bureaux administratifs.

 

Bien se nourrir pour prévenir le cancer

Durée : 2 heures/période de questions


Le cancer est un tueur redoutable. Quels sont les facteurs et les aliments qui augmentent les risques d’en souffrir, et ceux qui les diminuent? Au menu : les plus récentes recommandations appuyées par la recherche et les experts mondiaux dans le domaine.

 

Pour des renseignements sur les disponibilités de Mme Coté et l’organisation éventuelle de cette conférence publique ou pour un groupe plus ou moins ciblé, communiquer avec nos bureaux administratifs.

 

Démêler l'information en nutrition

Durée : 2 heures/période de questions

 

D’innombrables magazines, sites Internet, émissions de télévision et de radio parlent de nutrition. Plusieurs discussions avec des amis ou des confrères de travail tournent aussi autour de l’alimentation. Avec tout ce qui ce dit, on se doute qu’on ne peut pas tout croire… mais comment savoir à qui et à quoi se fier? Quelques principes simples dictent les critères permettant de démêler le vrai du faux et le réel du mythe. Aussi, démantèlement de plusieurs mythes.


Pour des renseignements sur les disponibilités de Mme Coté et l’organisation éventuelle d’une conférence publique ou pour un groupe ciblé, communiquer avec nos bureaux administratifs.

 

COURS AUX PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ


Prévention et prise en charge de l’obésité infantile

Durée : 3 heures

 

Revue des facteurs menant à l’obésité. Comment éduquer, informer, aider et accompagner les parents dans leur « mission » d’éducation alimentaire et en vue d’un traitement de l’obésité infantile.


Pour des renseignements sur les disponibilités de Mme Coté et l’organisation éventuelle de ce cours pour un groupe ciblé (point de service, clinique privée, CLSC, etc.), communiquer avec nos bureaux administratifs.

 

CONFÉRENCES AUX PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ


Gestion du poids, sans régime draconien

Durée : 1 heure

 

Certains aliments permettent de manger à sa faim, sans prendre de poids (et aident possiblement à en perdre). La densité énergétique et les caractéristiques des aliments rassasiants. Aussi, démasquer quelques facteurs de notre environnement et de notre inconscient qui poussent à manger au-delà de nos besoins, afin de mieux conseiller nos patients.


Pour des renseignements sur les disponibilités de Mme Coté et l’organisation éventuelle de cette conférence au cours d’un événement professionnel, communiquer avec nos bureaux administratifs.



AUTEURE

MORCEAU CHOISI: EXTRAIT DE SERVICE VIE 2008


Aliments probiotiques

Une armée de bactéries…pour notre salut?

Par Stéphanie Côté, M.Sc., nutritionniste

Montréal, Québec, Canada

Avec Le monde est ailleurs

Dernière révision : 9 janvier 2008

 

Ils se multiplient presque aussi vite que les bactéries! Les aliments probiotiques envahissent de plus en plus les rayons des supermarchés. Après le yogourt, le lait, les jus et les céréales, certains fromages et yogourts glacés s’arment aujourd’hui de super bactéries. Cette bataille rangée pour nous faire consommer des aliments soi-disant bénéfiques pour notre santé, l’industrie alimentaire va-t-elle bientôt la gagner?

 

Les probiotiques sont des bactéries. Mais pas n'importe lesquelles. Selon l'Organisation mondiale de la santé, ce sont «des microorganismes vivants qui, en quantité suffisante, procurent un bénéfice sur la santé de l'hôte ». Quels bénéfices, au juste, les hôtes bienveillants que nous sommes peuvent-ils tirer de cette nouvelle génération d’aliments protecteurs ?

 

De vaillants soldats

Les probiotiques ont de multiples habiletés. Ils peuvent :


-Protéger la muqueuse intestinale et agir comme une barrière, en augmentant la production de mucus et d'anticorps ;


- Empêcher ou freiner l'invasion de bactéries ou de virus indésirables, en étant simplement plus nombreux qu'eux ;


- Tuer certaines bactéries en produisant des substances antibactériennes ;

- Stimuler le système immunitaire lorsqu'il est affaibli ou le modérer quand il travaille trop (ex. allergies ou de maladies inflammatoires de l'intestin)


- Dégrader certains produits cancérigènes ou en réduire la formation à partir d'autres substances ;


- Contribuer à la digestion en sécrétant des enzymes.


À chacun son combat

On ne peut toutefois pas attribuer toutes ces vertus à tous les probiotiques. Sous ce terme générique, on désigne en effet des dizaines et des dizaines de variétés de souches bactériennes. Et toutes n'ont pas les mêmes aptitudes ni la même spécialité. Pour reprendre une analogie de Claude Champagne, chercheur à Agriculture et Agroalimentaire Canada : «C'est comme chez les humains. Nous ne sommes pas tous de bons coureurs, et encore moins tous des Bruni Surin!».

 

Pour affirmer qu'une souche bactérienne prévient et traite la diarrhée ou les infections urinaires qu'elle prévient l'eczema atopique chez les enfants à risque, qu'elle soulage les symptômes du colon irritable ou qu'elle stimule le systéme immunitaire il faut des preuves solides. En d’autres mots, il faut avoir effectué de sérieuses études cliniques dans des conditions contrôlées : même souche bactérienne, même aliment, même dose, même public cible, etc. Peu de produits actuellement sur le marché répondent à ce critère. Malgré tout, nombreux sont les chercheurs qui croient en l’importance des probiotiques pour notre santé. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’industrie alimentaire, elle, en tire profit.

 

Les souches victorieuses

Il existe une condition sine qua non pour que les bactéries probiotiques exercent un effet positif : elles doivent être vivantes au moment où l’on consomme l’aliment qui les contient et, de plus, survivre à leur passage dans notre système digestif. Ce qui veut donc dire qu’elles doivent vaincre l'acidité de notre estomac, habitué à ne faire qu’une bouchée des bactéries qui le visitent!

 

Malheureusement, toutes les souches ne peuvent traverser avec succès les étapes Gastro-entérologiques. Seules quelques-unes ont à ce jour démontré un bon taux de survie et ont fait l'objet d'études cliniques :

 

Lactobacillus rhamnosus GG.

Des études scientifiques ont démontré que cette souche de lactobacilles peut réduire les risques de diarrhées – attribuables à la méchante bactérie E. coli, à la « turista » ou au rotavirus –, de même qu'en diminuer l'importance et la durée. Les enfants et les adultes en bénéficieraient. Mais attention, un petit pot de yogourt ou un bol de céréales enrichies de probiotiques sont loin de suffire. Des mégadoses – au moins 2 milliards par portion – sont nécessaires. Et seuls les suppléments peuvent les fournir.


Lactobacillus acidophilus + L. casei CL1285.

Selon une étude montréalaise menée en 2003-2004, ces lactobacilles contenus dans le lait fermenté Bio-K+ ® permettraient de prévenir de façon importante les cas de diarrhée associée aux antibiotiques et les infections à la bactérie Clostridium difficile. Pour que le  Bio-K+ ® soit efficace, il faut le consommer au moins deux heures avant ou après l’antibiotique, car ce dernier tue indifféremment toutes les bactéries, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Un petit pot de 98 g contient 50 milliards de bactéries vivantes.


Bifidobacterium lactis DN-173 010.

Cette souche permettrait d'accélérer le transit intestinal, et donc de contrer la constipation chez les femmes et les personnes âgées dont le transit est plus lent. Pour l'instant, seul le yogourt Activia®  la contient, car elle est la propriété de Danone. Ses bienfaits s’exercent avec la consommation d’une seule portion de 100 g par jour, et encore plus efficacement avec deux ou trois portions. Une étude récente a aussi démontré que la consommation régulière de deux pots de 100 g d’Activia® atténue de manière significative la sensation de ballonnement et améliore le confort digestif des adultes atteints du syndrome du côlon irritable.


B. lactis Bb12.

Cette autre souche de bifidobactéries contribuerait à renforcer le système immunitaire, selon certaines études cliniques. On la trouve dans plusieurs aliments, dont les breuvages laitiers Natrel Pro® et Additio de Nutrinor® (vendu au Saguenay-Lac Saint-Jean principalement), le yogourt Yoptimal immuni+ ® de Yoplait et le fromage AllégroProbio® d'Agropur.


Les bactéries sont légion

Naturellement, un système digestif sain abrite plusieurs milliards de bactéries. En fait, elles sont même plus nombreuses que toutes les cellules de notre corps ! Et compte tenu du fait qu'au moins 70 % de nos défenses immunitaires se trouvent dans nos intestins, on peut facilement imaginer que notre microflore et notre système immunitaire sont intimement liés. Nul doute, donc, que les «bactéries amies » de la flore intestinale jouent un rôle important dans le maintien d'une bonne santé. Le hic, c’est que cette microflore n'est pas immuable. Au contraire, son équilibre peut être perturbé par le stress, le vieillissement, les antibiotiques, les habitudes alimentaires et certaines maladies. Les probiotiques peuvent ainsi intervenir en renfort, quand les bactéries endogènes sont menacées.

 

Est-ce que tout le monde gagne à en consommer? Ça reste à prouver. Si vous êtes en parfaite santé et que votre flore intestinale est prolifique, rien ne prouve que les probiotiques amélioreront votre qualité de vie. Heureusement, les risques associés à leur consommation sont presque nuls. Seules les personnes dont le système immunitaire est très affaibli ou déficient devraient consulter leur médecin avant de prendre des probiotiques, dans les aliments ou en suppléments.

 

SOURCES

 

Agence française de sécurité sanitaire des aliments (afssa), Effets des probiotiques et prébiotiques sur la flore et l'immunité de l'homme adulte, février 2005. Document en ligne dans La documentation Française : www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054000130/index.shtml

 

Entrevue avec Denis Roy, Ph.D., titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biotechnologies des cultures lactiques d'intérêt laitier et probiotique à l'Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels de l'Université Laval, avril 2007.

 

Entrevue avec Claude Champagne, microbiologiste et chercheur pour Agriculture et Agroalimentaire Canada, avril 2007.

 

Comité de nutrition, Société canadienne de pédiatrie, Traitement de la diarrhée, octobre 2007. Document en ligne : www.cps.ca/francais/enonces/N/n03-01.htm

 

Guyonnet D et al, Effect of a fermented milk containing Bifidobacterium animalis DN-173 010 on the health-related quality of life and symptoms in irritable bowel syndrome in adults in primary care: a multicentre, randomized, double-blind, controlled trial, Aliment Pharmacol Ther 2007; 26 : 475-86



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