Notre expertise
CONSULTANT SCIENTIFIQUE ET MÉDICAL
CONSULTANT EN SCIENCES SOCIALES
POUR LES PUBLICATIONS OU PRODUCTIONS
DES MEDIAS ÉCRITS OU ÉLECTRONIQUES
PHOTO SRC : Chicoine et Rufo à "La table d'à coté", 2007
Depuis toujours, Le monde est ailleurs s’est rendu disponible, dans la mesure du possible ou de ses intérêts, et dans l’exercice de ses différents champs de compétence, aux demandes de l’actualité ou de la chronique faites par les médias écrits et électroniques du Québec, du Canada et de l’Europe.
En raison notamment de l’expertise de Rémi Baril en gestion de projet dans le domaine des technologies de l’information et des communications, Le monde est ailleurs intervient également comme rédacteur, consultant ou concepteur pour les sites et les portails. De plus en plus, les membres de l'équipe sont également invités à traviller comme conseillers sur des productions télés, audios ou cinematographiques, notamment dans le domaine du documentaire. À la section NOTRE MONDE, recherchistes, documentalistes, journalistes, chefs de projet ou de rédaction peuvent à cet effet trouver les coordonnées nécessaires pour rejoindre l’équipe et faire part de leurs offres et demandes.
EXPERTISE, CONCEPTION, RECHERCHE & RÉDACTION POUR LE WEB
MORCEAU CHOISI (2003): AGENCE INTERGOUVERNEMENTALE DE LA FRANCOPHONIE SUR AAA
Un projet WEB de Rémi Baril & Jean-Francois Chicoine sur Abandon, adoption, autres mondes
Avec la participation de nombreux experts, rédacteurs et collaborateurs
Extrait Terres d'abandon
Identité: Naitre ou ne pas naitre au Québec
Par Grégoire Viau, rédacteur et scénariste, Le monde est ailleurs
Source : Terres d’abandon sur Abandon, adoption, autres mondes à www.meanomadis.com
Québec, 2003
François 1er tenait de Jacques Cartier, qui le tenait lui-même de ses guides sans doute innus, que le Saguenay, dont le célèbre navigateur venait de prendre possession en son nom, était rempli d’or, d’argent, de poivre et de muscade.
Cartier aurait pu aussi parler en toute impunité de ces « myrtilles à chair blanche qui estoient grosses comme des ballons de football », ou bien de ces « bars d’Alma où ils estoient troys filles pour un gars » ou encore de « l’état ayxcellant des chemyns et autorouttes », car personne n’irait vérifier avant plusieurs décennies.
Rabelais s’est bien moqué des affabulations de son ami Cartier, qu’il a parodiées dans son « Quart Livre » des aventures de Pantagruel. Cartier raconte bien des choses qu’il n’a pas vues, prenant des ouï-dire pour de l’argent comptant. Les Français ont d’ailleurs conservé cette habitude de raconter nos histoires tout croches, et de mêler « char » et « pitounes » dans leurs récits sur la Belle Province.
Le Québec est connu du monde entier grâce au général de Gaulle, à Céline Dion et au Dr Albiny Paquette. C’est le centre de la culture française en Amérique, et probablement le meilleur endroit pour vivre au monde quand on a un peu voyagé, comme Jacques Cartier.
Pourquoi je ne voudrais pas naître, grandir et vivre au Québec
À 14 ans, je croyais qu’être Québécois c’était une punition pour crimes – pas bien graves, sans doute – commis dans une vie antérieure. Je me trouvais bâtard, ni tout à fait français, ni tout à fait américain, vivant sur un pays dépouillé de charme et trop loin de la mer. Une sorte de bagne. Vivant à Montréal, je trouvais la plaine du Saint-Laurent trop plate, le Mont-Royal trop court, et le garde-fou qui divisait le boulevard Dorchester (puis René-Lévesque), indigne d’une métropole. Rentrant un jour des États-Unis par le Vermont, j’avais été frappé par le brusque changement de décor en pénétrant au Québec, comme si les Américains avaient tracé la frontière là où le paysage cessait d’être beau. Sans toucher à la radio, les ondes s’étaient entremêlées, et California Dreaming s’était transformé en Gilles Valiquette « : on n’a pas d’argent, on n’a pas de temps… » Je n’étais pas trop fier d’être Québécois et la langue d’ici m’insupportait; le bruit, à la radio, d’un employé, d’un responsable ou d’un ministre qui trouve que « ça n’en prend » et que « ça l’en faut » me faisait l’effet des ongles qui crissent sur un tableau noir. C’était la crise d’adolescence.
Pourquoi je voudrais naître, grandir et vivre au Québec
Puis, il y eut la Réforme de l’Assurance automobile, le premier disque de Lhassa et l’ouverture de Soupe-Soup sur Duluth. Il y a eu, je dois le confesser, la radio de Radio-Canada, Joël Le Bigot, Jacques Languirand et Pierre Bourgault qui apportaient un baume sur mes oreilles meurtries. Et puis j’ai fait mes premiers voyages en France et ailleurs, qui m’ont appris beaucoup de choses sur ma propre identité. L’éloignement ravivait toujours ma nostalgie des lacs et du cri du huard, à l’aube, se répercutant sur leurs rives.
Comme disait Antonine Maillet, j’étais fier de descendre des Français, mais drôlement content d’en être descendu. Je crois maintenant que le Québec est le meilleur endroit pour vivre. Il a au moins deux belles villes, et de belles campagnes. Il y a la sécurité, l’hospitalité, la prospérité, bla-bla-bla… En réalité je ne sais pas pourquoi j’aimerais naître, grandir et vivre au Québec…
Pour ne pas être quelqu’un d’autre peut-être… Par manque d’imagination peut-être…
SOURCE
Viau, G. Naitre ou ne pas naitre au Québec, Terres d’abandon sur Abandon, Adoption, Autres mondes, www.meanomadis.com, Le monde est ailleurs, Québec, 2003
MORCEAU CHOISI (2008): SERVICEVIE DE TRANSCONTINENTAL
Recherche, écriture, production de centaimes de textes pour le site WEB servicevie.com
Avec la particpation de nombreux experts, rédacteurs et collaborateurs
Extrait de la section INEDIT
Déficit visuel: Dalton et le daltonisme
Par Jean Milot, M.D., ophtalmologiste, professeur émérite
Université de Montréal,
Montréal, Québec, Canada
Avec Le monde est ailleurs
Dernière révision : 9 janvier 2008
Dalton s’expliquait son incapacité à distinguer le rouge du vert par l'humeur vitrée de ses yeux qu’il croyait teintée de bleu. À sa mort, l’autopsie de ses yeux révéla que ses humeurs vitrées étaient incolores. Mais cette dyschromatopsie, ou anomalie de la vision colorée, portera désormais son nom. Abusivement, toutes les formes de dyschromatopsie finiront d’ailleurs par s’appeler « daltonisme ».
C’est en octobre 1794 que John Dalton (1766-1844), physicien renommé, fondateur de la chimie moderne avec sa théorie atomiste, décrivit sa condition visuelle dans un travail qu'il présenta à la Manchester Literary and Philosophical Society. Il était conscient qu'il ne voyait pas les mêmes couleurs que les autres. Par conséquent, il exécrait à devoir assister à des réunions officielles à l'auditorium universitaire car il devait porter la toge de la couleur assortie à son rang dans l'échelle professorale. Passant par le vestiaire, il était incapable, parmi toutes les toges suspendues aux crochets, d’identifier celle qu’il devait enfiler et craignait d’être ridicule en le demander à ses collègues.
La nature du daltonisme
La forme la plus connue du daltonisme se manifeste par une perception déficiente du rouge et du vert, qui se confondent. En fait, ces deux couleurs demeurent distinctes aux yeux du daltonien car elles lui donnent des sensations différentes, par leur intensité respective. C'est par leur différence de clarté qu'il se fait une idée de ce qu'est le rouge et le vert.
Dans la rétine humaine, il existe trois types de cône dans les couches tissulaires sensibles à la lumière pour la perception des couleurs. Le premier type absorbe les longueurs d'onde de rouge, l'autre les longueurs d'onde de vert et le troisième est plus sensible aux longueurs d'onde de bleu. Un daltonien peut être aveugle du rouge (protanopie), du vert (deutéranopie), du bleu (tritanopie) ou encore ne distinguer aucune couleur, que des teintes de gris : cette dernière condition, appelée « achromatopsie », est extrêmement rare.
Le daltonisme est une maladie héréditaire à caractère récessif qui affecte beaucoup plus souvent les hommes (8%) que les femmes : le père transmet son anomalie à ses petits-fils par l'intermédiaire de ses filles, porteuses saines de son chromosome défectueux.
Charles Meryon, peintre daltonien
Charles Meryon naît à Paris en 1821 et meurt à Saint-Maurice, Val-de-Marne, en 1868, à l'âge de 47 ans. Fils illégitime d'un médecin anglais vivant à Londres et d'une danseuse de l'Opéra de Paris, il fut le précurseur, malgré lui, de la coutume actuelle des gardes partagées : il passa son enfance entre Londres et Paris. En 1837, âgé de 16 ans, il entra dans la marine et partit pour la Polynésie. Alors que les mers du Sud étaient un prétexte à une profusion de peintures polychromes chez tous les peintres, Meryon, au cours de ses croisières, ne peignait qu'en noir et blanc. Le seul pastel connu de Meryon est le «Voiler dans la tempête» dans les tons préférés des daltoniens, où prédominent le jaune et le bleu, mettant en évidence l'absence de rouge et de vert.
Revenu à Paris en 1846, à l'âge de 25 ans, il se tourna vers la gravure. La conversion de Meryon de la peinture à la gravure semble s'être opérée sans drame moral.
SOURCES
Philippe Lanthony. Les yeux des Peintres. Éditions L'Age d'Homme, Lausanne, Suisse. 1999.
Nicholas J. Wade. A Natural History of Vision. The MIT Press, Cambrige, Massachusetts.
RECHERCHE & RÉDACTION POUR DES MAGAZINES
EXEMPLE CHOISI ( 2003): MAGAZINE RICARDO
Nunan ’s Lobster Hut, Chauncey Creek Lobster Pier & cie: Maine, famille et crustacés
Par Jean-François Chicoine
Adapté de Le Maine, paru dans Ricardo
Qc, 2003
Les gens du Maine sont si gentils (…) Les gens du Maine sont si gentils (…) Non, mais vous m’écoutez? J’ai écrit : « Les gens du Maine sont si gentils ». C’est faux! On a déjà vu plus gentil, plus souriant, plus couche-tard et moins puritain. Mais, il faut le reconnaître, les gens du Maine savent faire cuire les décapodes. C’est ça le Maine, des gens qui savent si bien servir le homard qu’ils vous accueillent comme des crustacés.
Dans le genre, la meilleure adresse au monde pour la bête — et croyez-moi, ma femme, mes amis et moi, on en a fait assassiner des centaines - c’est au Nunan ’s Lobster Hut, à environ deux kilomètres au nord de Kennebunkport sur la route 9 en direction du quai de Cape Porpoise.
La vraie affaire
Ce n’est pas une aubaine, mais c’est exactement la « vraie affaire ». L’ambiance d’abord : les planches grises reluisantes du plancher, les murs de la cabane ou les cartes professionnelles des jeunes avocats de Ville Mont-Royal côtoient celles des amis texans des Bush dont la maison familiale n’est vraiment pas très loin. Avec un peu de malchance, vous risquez même de les rencontrer.
En entrée, prévoyez quelques clams, un peu sablonneuses hors-saison, mais tout aussi savoureuses-en passant, des clams qu’on devrait nommer « mies » en bon français. Vous attaquez ensuite le ou les homards. Ils sont servis avec des chips, deux tranches de cornichon et un petit pain au lait. Nul, mais c’est la façon de faire.
Au dessert, il ne faut surtout pas rater la seule décadence publiquement acceptable de la côte : le brownie deluxe, un vrai brownie avec du fudge et de la crème fouettée et de la crème glacée, le kit complet et inoubliable. Cartes de crédit refusées, question de respecter la sympathique tradition d’accueil.
Autour de là
À Kennebunk, vous pourriez aussi dénicher un bon repas au Kennebunk Inn qui possède aussi l’une des rares terrasses pour l’apéro. Au typique Cape Arundel Inn, en bordure de mer, vous trouverez une cuisine poussive, bourgeoise, mais une vue superbe sur l’océan avec en bonus pour les masos parmi nous : un œil impayable sur le Bush Estate. Au Arundel Wharf Restaurant, plus central, même bémol pour la nourriture, gratinée ou trop cuite, mais un site impayable s’ouvrant sur un deck généreux entre les bateaux.
L’adresse locale qui rallie tous les suffrages est le Hurricane, transfuge d‘Ogunquit, alors lové au cœur du petit port de Perkins Cove. L’endroit est toujours au bord de l’eau et la vue, sur le port. On y mange bien, même très bien, une cuisine américaine inspirée qui sait particulièrement bien apprêter les poissons, dont le thon, rouge et piqué de poivre ou de pacanes selon l’inspiration du chef. Le resto a l’avantage de fermer à des heures relativement plus tardives. Au dessert, il y a de la vraie bonne Key lime pie. N’importe qui peut faire un bon soufflé, mais il faut s’y prendre de bonne heure pour réussir comme il faut cette symbiose ultime du gras et de la limette. La meilleure dans le genre est celle du Joe’s Stones Crab floridien, mais celle-ci est décidément sa proche cousine.
Le bel endroit sur la mer
Les tenants de Kennebunk vous diront que votre virée côtière devrait s’arrêter là. Mais ce serait faire disgrâce aux pros d‘Ogunquit –« a beautiful place by the sea »- qui ont des atouts de taille, à commencer par la plage d’Ogunquit, splendide et glacée. Le midi à Perkins Cove, je vous recommande le Lobster Shack, une petite entreprise familiale qui fait le seafood showder et les crab rolls à la perfection. Drôle à dire, la coleslaw de brocolis y est également impeccable.
York et York
Évidemment, quand vous vous déplacez vers York, vous empruntez la petite route de la Côte, magnifique, qui serpente entre les villas et les rochers. Puis, vous arrivez à York pour constater, comme des milliers d’autres avant vous, qu’il y a York et York. À York Village tout d‘abord, vous trouverez un magasin old fashioned qui fait son saltwater taffy en vitrine : le Goldenrod qui date de 1896.Si vous êtes braves, on y sert un curieux club sandwich au steak haché, ou si vous préférez, un hamburger façon club sandwich.
Un peu plus loin, vous trouvez York Beach, que vous atteindrez par un petit détour au phare étoilé Michelin de Cape Neddick. Là habite le dieu de la crème en glace : chez Brown’s Old Fashioned Ice Cream. Onctueuse, baveuse, elle est parfaite. C’est même une des préférées de Ben, de Ben & Jerry’s. Profitez- en pour attaquer une rareté : le parfum Indian Pudding, avec de la muscade en masse.
La crique
Du Maine au New Hampshire vous traversez les outlets de Kittery qui est aussi, il faut le rappeler aux magasineurs, un charmant petit village. Avant d’y arriver, vous trouverez sur la Chauncey Creek Road, un des endroits les plus bucoliques et les plus curieux qui soient : le Chauncey Creek Lobster Pier. En bordure d’une rivière, cet établissement moitié aire de pique-nique moitié resto vous donne le droit d’arriver en famille avec votre glacière, vos salades, vos boissons et se charge de vous vendre un excellent homard. Je vous jure, si vous avez le courage de trouver la crique, l’expérience est inoubliable. Dans le genre, et ça reste extrêmement rudimentaire qu’on se comprenne bien, c’est un des lieux les plus sympathiques du Maine. Rien de moins. Ouvert tous les jours de 11 heures à 19 heures.
En ville
Les principales destinations du sud du Maine sont à une vingtaine de minutes de Portsmouth, New Hampshire, un petit kilométrage qui constitue, les soirs d‘été, une bien belle ballade. Avant d’y arriver, sur la petite route qui mène de Kittery à Strawberry Banke, vous croisez le Warren’s Lobster House, un endroit assez comique ou on mange assez ordinaire, mais en bordure de rivière, avec au menu un bar à salade qui épatera vos amis soixante-huitards en excursion. À Portsmouth, vous mangerez très bien une cuisine américano-méditerranéenne au Lindergh’s Crossing. Le bistro du deuxième avec vue sur le port est vraiment très agréable, déjà un peu bostonien dans l’éclairage et le ton.
Et enfin - c’est le pédiatre qui parle- une recommandation pour toute la famille. Elle n’est pas triste. Dans un centre d’achat en banlieue de Portsmouth, à Newington, sur la route qui vous ramène déjà sur Montréal, vous trouverez, non seulement des cinémas, des magasins et une méga librairie, mais aussi les Rocheuses, comme vous ne les avez jamais vues, au Bugaboo Creek Steak House, un resto, voire une patente thématique avec orignaux mécanisés et poissons disneyiens, qui fera le bonheur des enfants et des amateurs de grosses portions. L’endroit qui s’affiche comme étant « the flavor of Canadian Rockies » est d’un kitch redoutable. Un resto de la même chaine, identique pour tout dire, existe aussi plus au nord, dans le splendide Portland.
En conserve
Un peu plus loin, tout près de Concord, l’arrêt tendance depuis quelques années s’impose au Target, une sorte de Walmart revisé à la manière de Martha Stewart. On y trouve de la vaisselle surprenante ainsi que bien des cochonneries, et parfois des vraies bonnes. J’y ai acheté dernièrement une conserve de Maine’s Clam Chowder du cuisinier californien Wolfgang Puck. Délicieux… et sécurisant : le Maine, en conserve, et à longueur d’année.
CARNET DE BORD
Nunan’s Lobster Hut, Route 9, Cape Porpoise (207) 967-4362
Cape Arundel Inn, 208 Ocean Avenue, Kennebunkport (207) 967-2125
Arundel Wharf Restaurant, 43 Ocean Avenue, Kennebunkport (207) 967-3444
Hurricane, Dock Square, Kennebunkport (207) 967-9111
The Lobster Shack, Perkins Cove (207) 646-2941
The Goldenrod, Short Sands Beach, York Beach (207) 363-2621/ thegoldenrod.com
Brown’s Old Fashioned Ice Cream, York Beach, (207) 363-1277
Chauncey Creek Lobster Pier, Chauncey Creek Road, Kittery Point (207) 439-1030
Warren’s Lobster House, 11 Water Street, Kittery (207) 439-1630
Lindbergh’s Crossing, 29 Ceres Street, Portsmouth, NH (603) 431-0887
Bugaboo Creek Steak House, 2024 Woodbury Avenue, Newington, NH (603) 422-0921/bugaboocreeksteakhouse.com
Target, 80 Damante Dr., Concord, NH (603) 227-0809 / target.com
SOURCE
Chicoine, Jean-François, Le Maine, Ricardo, Gesca, 2003
