CONFÉRENCES SANTÉ, DÉVELOPPEMENT & ADOPTION

 

Conférencier: Dr Jean-François Chicoine

Gestion: Rémi Baril

 

Le monde est ailleurs & partenaires

Québec, France, Belgique, Luxembourg & Suisse

2002-2010


 

Photo LMEA: Premiére rencontre au Vietnam

 

 

D’une saison à l’autre, Dr Jean-François Chicoine donne des conférences ou des cours aux parents adoptifs et au sein de leurs associations. Ces rencontres éducatives visant l’outillage à la parentalité se déroulent successivement au Québec ainsi que dans plusieurs villes de France, de Belgique, du Luxembourg et de Suisse.

 

La majorité des commentaires relatifs à ces interventions sont colligés sur les forums des différentes associations adoptives, des ministères impliqués ou sur les différents sites WEB éducatifs s’intéressant à l’adoption, à la santé et au développement ainsi qu’à la cause ou aux droits des enfants du monde. Pour l’occasion, nous transmettons les suivants.

 

L’estime de soi de l’enfant adopté

EFA, Nantes, EFA & Éthiopie Valence (Peyrins), France, novembre 2009

Le samedi 7 novembre 2009, EFA 26/07 et Passerelle Enfants d’Éthiopie ont invité Jean -François Chicoine à la salle polyvalente de Peyrins, dans la Drôme pour une conférence-débat sur le thème : « L’estime de soi face à l’abandon, ou comment véhiculer une estime de soi positive chez les enfants adoptés, malgré l’abandon initial. » (…) Monsieur Chicoine nous a accueillis chaleureusement dans une salle comble. Avec son accent québécois très chantant, difficile à rendre à l’écrit, il nous a rappelé son amour de la francophonie et sa différence avec nous, les Français de France… En effet, les Canadiens comme lui sont baignés dans un esprit anglo-saxon où la culture américaine est importante. Il se trouve donc que M. Chicoine partage avec les Américains, les Australiens, les Anglais, mais aussi les danois et les Nordiques, une certaine façon de penser, plus pragmatique peut-être que la pensée dominante dans notre vieille France. Après un bref rappel du thème : l’estime de soi face à l’abandon ou comment favoriser une estime de soi positive chez les enfants abandonnés, M. Chicoine nous a entraînés dans une conférence passionnante dont je vais m’efforcer de rappeler l’essentiel. Seul bémol, il me sera impossible de partager ici les talents artistiques de notre conférencier qui nous a dessiné de magnifiques bébés, des neurones et des arbres sur un tableau de papier. Ces oeuvres d’art sont hélas éphémères… (…)

Fabienne Amoussou-Adéblé, EFA 26/07, Drome, France, 2010

 

En effet, lire son livre est une chose, mais pouvoir l'entendre, bénéficier de son expérience de pédiatre, son analyse médicale des choses, sa vision de l'accueil d'un enfant par adoption.... tout ça avec beaucoup d'humour... et parfois, des « p'tits coups de gueule »..., c'est encore mieux! (…) On en sort avant tout rassurés! J'ai beaucoup pensé à mes filles bien sûr pendant la conférence, mais aussi à des élèves, non adoptés, et pour lesquels des comportements peuvent trouver leurs explications dans tout ce qu'il a expliqué. Ah, les neurones! L'amygdale cérébrale! Je n'ai pas vu le temps passer! Quand il a dit « je parle depuis 2 heures », je n'en suis pas revenue ! Et ensuite, il s'est rendu disponible pour près d'une heure et demie de questions. Le baptême de Coline avait lieu ce week-end, et avec le boulot lundi en plus, j'avoue que j'ai hésité. C'est sans regret que j'y suis allée et me suis couchée bien tard... rassurée !

Anita, France, 2009

 

Oui, j'y étais également et arrivée de bonne heure pour être sûre d'avoir de la place! (…) Lorsque j'ai lu le bouquin de Monsieur Chicoine, j'avais un peu trop focalisé sur l'énumération de toutes les maladies et parasites dont les enfants pouvaient être porteurs. Je vais le relire autrement. L'intitulé de la conférence m'a interpelé et qu'est-ce qu'il a bien expliqué, schémas à l'appui, comment le stress et le manque de stimulation pouvaient expliquer des comportements (et quels schémas! Genre gribouillis qui se superposent au fur et à mesure qu'il illustre ses propos, impossibles à reproduire et pourtant très parlants). Alors, on repart avec une énorme envie de câliner nos enfants et de les bercer (important le mouvement pour appréhender le monde!) et de prendre notre temps en essayant que le congé (bien trop court en France!) soit aussi bien utilisé que possible. Et puis parfois même quand on manque de temps savoir arrêter toute activité pour s'intéresser à ce qu'a fait notre enfant au moment où on le retrouve (après l'école, la crèche...). Je pense qu'on a tous ressenti cela un jour qu'il faut s'arrêter et prêter attention quand quelque chose d'important se passe. J'ai trouvé les conseils qu'il donnait très simples et accessibles. Ce Monsieur est un grand pédagogue, d'ailleurs il dit qu'au Québec les futurs parents suivent des cours, et quelle facilité pour répondre aux questions avec l'expérience dont il nous a fait profiter lors de la conférence. Nous avons toujours à apprendre, il fait bon de s'imprégner de tout cela. Courageux à toi Anita, un lendemain de baptême, mais comme tu dis nous n'avons pas vu le temps passé.

Gwénola et Jean Yves, France, 2009


Comme l'a dit Gwenola, j'étais à la conférence à Nantes avec une amie (qui 3 enfants adoptés) et ma maman. Nous avons toutes les 3 trouvé cette conférence vraiment super à plein de niveaux : la facilité avec laquelle le Pr Chicoine parle du sujet, son implication, son engouement pour les enfants adoptés! Il donnait des pistes pour réaliser certaines choses (le coup du coin en carton, le coin de la mauvaise humeur!!!!), il a bien expliqué le pourquoi du comment.... Et certains problèmes peuvent très bien s'appliquer à des enfants non adoptés.... D'ailleurs, c'est fou à quel point j'ai pu faire le parallèle avec mon fils qui est polyhandicapé et qui a donc un cerveau en souffrance par certains côtés..... Lorsque le Pr Chicoine a parlé des massages, du toucher, du balancement, cela m'a replongé des années en arrière lorsque nous avons fait tout cela pour Victor et qu'effectivement nous l'avons vu se transformer, apprécier son corps et s'ouvrir alors sur l'extérieur..... Je me suis alors dit que nous avions déjà certaines clés. Cela fait du bien d'entendre ces choses, même si on les connait déjà, une piqure de rappel est toujours intéressante! Et d'ailleurs, je réfléchis, depuis, à mon congé parental : je pensais prendre 1 mois en + du congé d'adoption, mais finalement ce sera peut-être 3 ou 4 mois pour être avec ma puce pratiquement 6 mois.... Une chose m'a surpris : à l'occasion des questions, lorsqu'il a parlé de la crèche et qu'il a dit qu'il fallait qu'une seule éducatrice s'occupe de l'enfant. Jusqu'ici, on avait toujours entendu dire qu'il valait mieux la crèche qu'une nounou pour que l'enfant ne s'attache pas plus à la nounou qu'à nous (1 seule personne en nounou/ plusieurs en crèche) Une dernière chose : cette conférence devrait être obligatoire pour tous les parents (adoptants ou non d'ailleurs) et pour les professionnels

Julie, France, 2009

 

Table ronde sur la prépartion parentale à l'adoption

Adoptons-nous & MdM, Neuchâtel, Suisse, novembre 2009

Les parents adoptants doivent avoir des connaissances spécifiques 

Par Florence Veya

L’Express, Mardi 1 décembre 2009, Suisse

 

Référence mondiale en matière d’adoption, le professeur canadien Jean — François Chicoine a animé une table ronde à Neuchâtel. L’occasion d’expliquer les enjeux d’une telle démarche.

 

«L’adoption est une parentalité, pas un acte humanitaire », insiste Nicole Binggeli. Mère de trois adolescents adoptés, cette habitante de Cortaillod préside, depuis six ans, l’association Adoptons-nous (lire encadré).Dernièrement, elle a organisé, à Neuchâtel, une table ronde en partenariat avec Médecins du monde (MdM). A cette occasion, le pédiatre canadien Jean-François Chicoine,«véritable référence mondiale en matière d’adoption », comme le relève Nicole Binggeli, a fait le déplacement de Montréal.«Tous les enfants adoptés sont blessés, mais pas forcément traumatisés. J’ai beaucoup aimé cette phrase du professeur Chicoine. » Cette habitante de Cressier a assisté à la table ronde. Elle poursuit: «Partant de ce principe, il s’agit de dépister où sont les déficits chez son enfant pour les combler au plus vite, puisque, comme le dit aussi le professeur Chicoine, nous sommes à la fois parent et soignant de la blessure.» Parents de deux filles biologiques, Laure Persoz et son époux ont adopté Maxine, une petite Rwandaise, cet été. À son sens, « il est très important de souligner que les parents adoptifs ne sont pas responsables de la brisure de leur enfant. Certains médecins ou autres thérapeutes peinent à le comprendre et mettent le problème sur le dos des parents.»

 

Laure Persoz s’étonne, du reste, de n’avoir vu aucun pédiatre assister à cette table ronde. Pourtant, selon le professeur canadien, 50 % des enfants adoptés pourront se construire correctement, tandis que le 50 % restant conservera des séquelles. Parmi ces derniers, 10 % souffriront de graves troubles de l’attachement et 40 % d’un déficit d’attachement engendrant des troubles du comportement. Raison pour laquelle, assure Nicole Binggeli, « les parents adoptants ont besoin d’être coachés. Ils doivent avoir des connaissances spécifiques.» Des connaissances pour permettre, par exemple, à leur enfant, quel que soit son âge, de régresser, d’être bercé, de recevoir le biberon, de reconstituer ces passages qu’il n’a pas vécus et qui le sécurisent. Des connaissances également de la manière dont il faut parler de ses racines à un enfant adopté.

 

« Bien plus que la culture ou la géographie de son pays natal, ses racines sont primordiales. Il veut et doit savoir d’où il vient, qui sont ses parents biologiques, quelle est son histoire », explique Jean-François Chicoine. « Et ce n’est pas parce qu’on ne connaît pas tout qu’il ne faut pas en parler. Car avant d’être des enfants adoptés, ce sont déjà des enfants abandonnés.»

 

Aider et informer

«En soi, l’adoption c’est magnifique. Mais cette démarche comporte aussi beaucoup de détresse de part et d’autre.» Nicole Binggeli n’y va pas par quatre chemins. Si un quart des parents adoptants ont déjà un ou des enfants biologiques, les trois quarts restants rencontrent des problèmes de stérilité. « Avec toute la souffrance, l’espoir déçu et surtout l’interminable attente que cela implique.» Mère de trois enfants nés en Roumanie, Nicole Binggeli a repris, voici six ans, les rênes de l’association Adoptons-nous. Forte de 120 membres, elle a pour but d’aider, par le biais d’ateliers et de conférences, les parents pré-adoptants. «Nous souhaiterions mettre sur pied des ateliers pour les parents ayant passé ce cap. Mais la demande est faible.» La présidente d’Adoptons-nous le regrette. «Les parents adoptifs ne souhaitent généralement qu’une chose, que leur enfant soit comme les autres. Mais en réalité, jamais il ne sera comme les autres. C’est essentiel de le comprendre!»

 

Un mythe idéaliste

«Il faut arrêter de penser que l’adoption internationale, c’est LA solution », martèle Pascale Giron. Directrice de MdM Suisse et elle-même maman adoptante, elle a choisi de faire collaborer l’association qu’elle dirige avec Adoptons-nous. « Il faut que les gens cessent de penser que des enfants venus de pays pauvres seront forcément plus heureux ici. C’est un mythe idéaliste. Il n’y a aucune nécessité humanitaire à sauver des enfants. Il faut d’abord essayer de prévenir l’abandon dans des pays défavorisés, puis soutenir les orphelinats et autres structures d’accueil de ces mêmes pays.» Et Pascale Giron de poursuivre : « L’adoption internationale crée un appel d’air. Si elle n’existait pas, certains parents renonceraient à abandonner leurs enfants pensant qu’ils seront mieux ailleurs qu’avec eux.» La directrice de MdM Suisse rappelle qu’actuellement dans le monde, quatre demandes d’adoption sont en cours pour un enfant. Aussi la plupart des pays refusent-ils l’adoption aux parents ayant déjà un (ou des) enfant (s) biologique (s).

 

L’ajustement, l’adaptation et l’attachement avec l’enfant adopté

Développement sensori-moteur, cognitif & socioaffectif de l’enfant adopté

Paris, Brest, Colmar, Nancy, Le Mans, Arras, EFA, France 2006

 « Jean-François Chicoine, pédiatre québécois que l’on ne présente plus, vient de terminer un voyage en France, où, invité par plusieurs associations (dont E.F.A., APAER), il a donné des conférences (Colmar, Le Mans, Brest, Nancy, Nîmes, Paris, Arras) destinées aux professionnels de la santé et d’autres pour les parents. Ces dernières ont d’ailleurs été suivies avec succès. Vous pourrez retrouver les comptes-rendus de quelques-unes de ses interventions, sur les sites D’EFA et de l’APAER (http://adoption fa.org/-http://www.apaer.org/accueil. htm). Une large place a été consacrée à l’attachement, ce qui est assez rare, dans les conférences sur l’adoption. L’expérience québécoise et son approche de l’adoption nous apportent beaucoup, notamment pour un certain nombre de nos familles qui se sentent isolées et qui ne trouvent ni écoute, ni aide autour d’elles. Un grand merci à nos amis québécois et nous espérons qu’il y aura encore de nombreux tours de Gaule de PEDIATRIX et de son équipe… »

Enfances et familles d’adoption (EFA), France, 2006

 

Moi, j'y suis allé à cette conference à Arras! Oui, c'était extra.Ca  aduré un peu plus de 3 heures...Quand je suis montée dans ma voiture, je pensais lire 23 heures...Mais non: minuit 30. Il est variment extra, donne des cas concrets...et plein de conseils pour les enfants adoptés ( euh applicable aux enfants bio en plus! ) Vriment j'ai compris comment agir et encore muri mes reflexions..Extra! Pi ce gars est un vrai orateur!

Nath, Magicmaman.com, Arras, France, 2006

 

J'ai été à une conference du Dc Chicoine à Neuilly ( Paris). C'est tres interessant et enrichissant, un peu flippant parfois.

Mi.,Magicmaman.com, Paris, 2006

 

Super cette conférence du Dc Chicoine, mais impossible de faire un compte rendu tellement il y a de choses!  Ca a duré plus de 3 heures!

Ma., Magicmaman.com, Paris, 2006

 

L’enfant adopté : de la petite enfance à l’adolescence

Se préparer à l’accueil de son enfant 

Larissa, Liège, Belgique, 2006

Les 26 et 27 mai dernier, le Docteur Jean-François Chicoine nous a fait le plaisir de venir présenter deux conférences sur le site de l’Université de Liège. Ces conférences avaient pour thème « Se préparer à l’accueil de son enfant » et « L’enfant adopté, de la petite enfance à l’adolescence ». Par son professionnalisme, son charisme, son écoute et son humour, Le Docteur Chicoine nous a transmis énormément de connaissances récoltées par ses années d’expérience dans le domaine de l’adoption nationale et internationale. 808 personnes ont répondu présentes à notre invitation et ont accueilli et interpellé le Docteur Chicoine avec enthousiasme par de nombreux échanges. Les débats de ces deux journées se sont déroulés dans une ambiance chaleureuse et dans la bonne humeur.

Larissa, Liège, Belgique, 2006

 

Aujoud'hui, je passe la journée chez Nanny et Pappy car Maman et Papa cont à la conference donnée par le Dr Chicoine, pédiatre québécois, spécialiste de l’adoption à l’hôpital Ste Justine de Montréal. Cette conférence est organisée par Larisa, dans les locaux du CHU de Liège et a pour thème la postadoption. Maman et Papa y ont retrouvé nos compagnons de voyage : Bénédicte, Adilia, Martine et Frédéric ainsi que d’autres amis et connaisances: Franco, Tantine Nadine et Didier,Chantal et Sébastien, Anne qui a très envie de me voir. Ils ont entre aperçus le Docteur Stévart (ma pédiatre), Françoise Hallet, une partie de l’équipe d'Armana, …Durant 2 h 30, le Dr Chicoine a expliqué un tas de choses très importantes aux personnes présentes. Il a répété ce qu’il avait exposé la veille au soir en insistant lourdement sur l’importance de la présence d’au moins un des deux parents durant 6 mois à un an voir plus pour les enfants plus âgés. Il faut compter au moins la moitié de l’âge de l’enfant pour que celui-ci commence à faire confiance à un parent. D’où l’importance d’être présent et disponible. Il a expliqué pourquoi un enfant adopté ne s’élève pas comme un enfant biologique qui n’a pas subi la blessure de l’abandon. Blessure qui ne guérira jamais complètement, mais qui avec le temps, l’attention, l’empathie, les soins réguliers… finira par s’estomper. Un enfant adopté a besoin d’au moins 2 fois plus de sécurité, de structure, d’amour… qu’un enfant bio. Il a aussi rappelé qu’un enfant adopté a généralement un retard sensoriel, moteur, cognitif par rapport à un enfant bio du même âge étant donné que dans la plupart des cas, son cerveau n’a pas été stimulé et que personne n’a répondu à ses demandes de façon rapide, cohérente, répétitive et surtout chaleureuse. (…) Pour les enfants qui ont des troubles du sommeil, il a conseillé aux parents de leur donner deux billets de sommeil. L’enfant peut utiliser ses billets de sommeil pour faire revenir ses parents près de lui. Il faut alors voir avec lui ce qu’il désire dans les limites du raisonnable (à boire, à manger, faire pipi, une gâtée,…) Après, l’utilisation du premier billet, les parents doivent lui dire : « tu me donnes ton 1er billet de sommeil, il ne t’en reste donc plus qu’un. Si tu utilises ton 2e billet, nous reviendrons une deuxième fois mais après, c’est terminé pour la nuit, nous ne reviendrons plus ». Dans 95 % des cas, l’enfant n’utilise pas son deuxième billet de sommeil et le garde précieusement en cas de réel besoin. Cette technique permet de résoudre les troubles du sommeil rapidement. Le Dr Chicoine, insiste sur le fait qu’il ne faut pas donner d’ordre aux enfants adoptés qui ont été dans la plupart des cas maîtres de leur destin. Il est préférable de leur donner le choix entre deux options qui conviennent aux parents et lui expliquer les conséquences des différents choix. Quand l’enfant a le choix, il a le sentiment de garder le contrôle et ce qui lui permet de continuer à avancer et évoluer dans son mode de fonctionnement. Les enfants adoptés ayant déjà connu la souffrance de l’abandon et tout ce qui en découle sont plus sensibles que les autres face aux humiliations ou à la violence verbale ou physique. Il faut donc être très prudent dans son éducation qui doit être basée sur des choix, une structure solide et des limites claires. Il ne faut jamais l’humilier, le vexer ou le frapper. Si malgré les choix et conséquences, l’enfant ne répond pas bien aux demandes des parents, l’humour, voir l’absurde restent un excellent outil. Ex : « Tu ranges ta chambre et tu pourras faire de la bicyclette, ou tu ne la ranges pas tu ne pourras pas en faire »… si malgré 2 ou 3 fois la chambre n’est pas rangée : « tu ranges ta chambre ou tu ne ranges pas ta chambre merci d'avance! » Mes parents remercient tout particulièrement le Docteur pour ces précieux conseils.

Des parents adoptifs, À propos de Shani Lufeng, Belgique, 2006

 

Le devenir des adolescents adoptés

EDM, Saguenay, Québec, 2006

Je tiens à vous féliciter et à vous remercier pour la conférence que le Dr Chicoine a donnée à Saguenay pour Enfants du Monde. Il a répondu à bon nombre de nos questionnements. Nous avons une adorable petite Chinoise de 4 ans, et après un merveilleux voyage en Chine en septembre 2003, avec un groupe extraordinaire et des gens avec qui nous avons tissé des liens très serrés, je me suis sentie bien seule à mon retour, dans ma lointaine région. Je n'ai pas sentie le soutien que nos amis avaient à Montréal. Que de questionnements j'ai eu depuis, le pire étant sans doute les colères qui sont beaucoup moins intenses aujourd'hui et auxquelles je sais maintenant comment réagir. Combien de fois me suis-je interrogée à savoir ce qui ne fonctionnait pas dans l'éducation que je donnais à ma fille. Avec la conférence du Dr Chicoine, j'ai compris bien des choses et je me suis rendue compte que la plupart des parents adoptants vivaient des situations similaires à la nôtre. Je suis sortie emballée de cette conférence qui venait me confirmer que mon approche envers ma fille était la bonne et que ses crises étaient reliées à son besoin d'attachement. Je dois dire aussi qu'après 2 ans à la garderie à temps plein, ma fille est à la maison avec moi suite à une perte d'emploi, et elle a tellement évolué en peu de temps, c'est incroyable. Je tiens à féliciter le Dr Chicoine et son équipe pour tout le travail accompli et j'espère que nous l'aurons encore longtemps comme ressource, car dans mon cas et pour beaucoup d'autres personnes, j'en suis certaine, cette soirée a été une révélation, car j'y ai appris énormément.Merci et j'espère que nous aurons d'autres conférences en région, car c'est vraiment important.

Sonia Dufour, Saguenay, Québec, 2006

 

La santé de l’enfant adopté

EFA, Paris, France, 2002

Nous avons assisté au congrès EFA à Paris Samedi dernier et nous avons été impressionnés par tout ce qui a été dit. Nous sommes les parents adoptifs de N. (d'origine tsigane) arrivée de Bulgarie en janvier dernier à l'âge de deux ans et 8 mois. Elle a maintenant 3 ans et demi et se porte très bien. Nous avons rencontré quelques-uns des problèmes évoqués aux congrès, notamment la connaissance des équipes médicales aux problèmes de l'adoption. (…) Également, nous vous remercions beaucoup pour votre site qui constitue une mine d'informations pour les parents adoptifs que nous sommes. À bientôt. Des parents heureux.

S. & L. B., France, 2001


S'INFORMER SUR "SANTÉ, DÉVELOPPEMENT & ADOPTION"

 

Pour des informations sur les prochaines interventions publiques du Dr Jean-François Chicoine en Europe ou en Amérique, veuillez consulter la section NOS SERVICES ou LES NOUVEAUTÉS ou les sites WEB des différentes associations ou institutions organisatrices d’événement.




 

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