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EUROPE 2010 France - Belgique - Luxembourg - Suisse
Dans cette section, vous trouverez les renseignements concernnat les conférences, cours et formations donnés en Europe avec le Dr Jean-François Chicoine, Mme Johanne Lemieux et l'ensemble de nos collaborateurs. La liste est mise à jour se lon les saisons.
PHOTO: WEB
Dernière mise à jour : 16 avril 2010
Dans cette section, vous trouverez les renseignements concernant les conférences, cours et formations donnés en Europe par le Dr Jean-François Chicoine, par Mme Johanne Lemieux et par l'ensemble de nos collaborateurs. La liste est mise à jour selon les saisons.
À noter que seules les conférences ou formations auxquelles il est possible de s'inscrire sont affichées. Plusieurs évements, cours ou rencontres ont effectivement lieu pour des groupes ou des associations qui se chargent eux-memes d'adresser des invitations à leurs membres. À l'occasion des tournées européennes, differents projets de collaborations américsno-européennes peuvent également etre abordés.
Veuillez consulter cette section régulièrement pour l'agenda des nouvelles formations et conférences à venir.
À VENIR EN SEPTEMBRE / OCTOBRE 2010
En Septembre et en octobre 2010, le Dr Jean-Francois Chicoine sera présent pour une nouvelle tournée européenne. Parmi les nouvelles conférences au programme, nous proposons la suivante.
Le devenir des enfants adoptifs à la lumière des nouveaux savoirs en pédiatrie
Par Jean-François Chicoine, MD, FRCPCP
Professeur adjoint de pédiatrie, Université de Montréal
Directeur de la clinique d’adoption & de santé internationale, CHU Sainte-Justine
Directeur scientifique, Le monde est ailleurs
France, Suisse, Belgique, Luxembourg, Septembre & octobre 2010
Durée de la conférence :
3 à 4 heures, avec période de questions
Complément à la conférence :
Possibilité d’ajouter à la suite de la conférence un groupe de paroles et de questions de 3 à 4 heures à coanimer par le Dr Chicoine et un représentant de l’organisme hôte.
Introduction à la conférence :
Depuis plus d’une vingtaine d’années, l’approche professionnelle des familles adoptives et le soutien nécessaire qui lui est apparenté, s’est trouvé modifié par les éclairages pratiques de la théorie de l’attachement, par les progrès des neurosciences, par la reconnaissance des syndromes post-traumatiques de l’enfance et par une meilleure connaissance du devenir des enfants adoptés en termes moteurs, cognitifs, langagiers et, bien évidemment, sociaux et affectifs. Autant les ressentis des parents, leurs illusions et désillusions face à l’actualisation de leurs projets de vie, que les déterminants des progrès des enfants, leurs récupérations nutritionnelles ou en termes de croissance, ont été prises en compte par les soignants et les accompagnants pour mieux arrimer les facteurs pouvant contribuer à la résilience de l’enfant traumatisé, négligé ou délaissé, aussi pour mieux garantir le bonheur de leurs familles et de leurs différents écosystèmes, crèches, écoles, groupes d’amis et ainsi de suite.
Dans les cinq dernières années à peine, de nouvelles recherches rétrospectives et d’autres, prospectives, établies avec des suivis d’enfants sur du long terme, et donc plus fondamentales en termes pédiatriques, sont venus éclairés plusieurs des zones d’ombres qui encombraient encore l’aide à apporter aux enfants, à leurs relations avec leurs parents et à leurs cheminements scolaire et social. En Scandinavie, aux Etats-Unis, au Québec, en Belgique, etc., de plus en plus de professionnels de l’enfance arrivent maintenant à mieux reconnaitre des déficits neurologiques plus ou moins subtils comme autant de petites ou plus importantes séquelles à l’abandon, l’isolement et à la malnutrition.
Par exemple, en présence d’un attachement insécurisé ou d’un trouble de l’attachement compliquant la vie de famille ou la vie scolaire, bref aux cotés de la prise en charge des deuils ou des révélations et de toute la santé psychique, les spécialistes de l’enfance adoptive se doivent de rechercher activement du coté des apprentissages sensori-perceptifs. L’enfant accepte-t-il d’être touché ou pas ? Cherche-t-il à s’autostimuler? Des couvertures lourdes, des séances de brossage, des machins à triturer sont proposés pour amenuiser le stress et magnifier les capacités attentionnelles de l’enfant en recherche de sensation vestibulaire et proprioceptive. Des déficits cognitifs nuisant au décodage de la pensée décodage et à la production orale, écrite ou motrice doivent également être appréciés. Des études saisissantes concernant la prévalence des déficits de l’attention avec ou sans hyperactivité dans les populations adoptives, invitent aussi les pédiatres à rechercher activement, et à un âge précoce, les troubles des fonctions attentionnelles & exécutives : attention, mémoire de travail, capacité d’inhibition, de planification, etc. À ce chapitre, les enfants nés avec un petit poids de naissance, pris en charge dans un orphelinat d’Europe de l’Est ou adoptés à un grand âge paraissent clairement plus à risque.
En fait, si la ou les ruptures ont été effectivement assez sévères pour affecter la sécurité émotive, elles auront été assez sévères pour atteindre les systèmes sensori-perceptuels et les fonctions cognitives de l’enfant. Ainsi, un enfant adopté qui fonctionne mal en famille à l’école n’a pas obligatoirement un problème psychologique. Il risque aussi de souffrir d’une condition plus ou moins subtile en rapport avec le développement de son cerveau, souvent de son cerveau droit, notamment de l’hippocampe, du gyrus cingulaire et de son cortex préfrontal. Des interventions spécifiques et complémentaires s’imposent comme autant de processus réparateurs concrets.
Pratiquement, avec l’humour particulier qu’on lui reconnait, et aussi son grand humanisme, le Dr Chicoine raconte ces sujets complexes pour que l’assistance trouve les mots, ses mots, pour se raconter sa propre histoire et la rapporter à ses familles de soins et d’éducation. À la suite de la conférence, toutes les questions pouvant servir d’exemples exemplaires sont possibles.
